Archives de Catégorie: Législation

Prévoyance Vieillesse 2020 : Solidarité Femmes dit deux fois « OUI »

Communiqué de presse

Sion, le 30 août 2017

Mardi soir 29 août à Sierre, l’assemblée de Solidarité Femmes a assisté à un débat contradictoire entre deux membres : Annick Clerc Bérod et Nadine Reichen.

Le débat fut vif, mais à une large majorité, le double « Oui » l’a emporté. Plusieurs arguments ont été évoqués – notamment la problématique des femmes qui travaillent le plus souvent à temps partiel et avec des interruptions de carrière, ainsi que le travail non rémunéré des femmes qui s’occupent d’enfants et petits enfants, ainsi que de leurs parents âgés. Pour Mme Reichen, le financement des retraites n’est pas garanti, et il aurait mieux fallu faire cotiser la LPP dès le premier franc de salaire.

Des réticences demeurent, car il s’agit de rehausser l’âge de la retraite des femmes à 65 ans, tandis que des inégalités salariales de l’ordre de 20% perdurent sur le marché du travail. Cette discrimination va continuer de péjorer les rentes des futures retraitées si aucune solution n’est proposée.

Mais, selon notre présidente Marcelle Monnet-Terrettaz, d’autres aspects de la réforme sont positifs : la flexibilisation de la retraite (entre 62 et 70 ans), l’augmentation de 70 Fr par mois des nouvelles rentes AVS, qui soulagera surtout les personnes à bas revenu (dont beaucoup de femmes), et l’accès facilité au deuxième pilier en abaissant le salaire minimum requis pour pouvoir cotiser à la LPP.

Cette réforme permettra à bon nombre de femmes à bas revenus à prendre une retraite dans de meilleures conditions qu’aujourd’hui. Et certaines pourront prendre la retraite à 64 ans aux mêmes conditions grâce aux mesures de compensation.

Deux membres fondatrices de l’association n’étaient pas présentes à l’assemblée mais elles ont fait part de leurs positions sur le sujet :

Esther Waeber-Kalbermatten, Conseillère d’Etat : « Je vote 2 fois OUI afin d’assurer les rentes» (« Ich stimme 2mal JA um die Renten zu sichern »)

Viola Amherd, Conseillère nationale : « 2 x Ja zur Sicherung unseres wichtigsten Sozialwerks » (« Deux fois OUI pour sécuriser notre plus importante assurance sociale »)   

Esther                                      Viola Amherd,

La majorité des membres de l’association leur donnent raison, et voteront deux fois « OUI » le 24 septembre.

Lors de cette même assemblée, le comité de Solidarité Femmes a été renforcé par l’élection d’une nouvelle membre, Cathrine Mathey, consultante en ressources humaines à Sion.

PV 2020 Comité SFLe comité de Solidarité Femmes (de g. à d.) : Chantal Voeffray-Barras, Annick Clerc Bérod, Marcelle Monnet-Terrettaz, Cathrine Mathey, Maryline Morard et Denyse Betchov.

PV 2020 : Solidarité Femmes soutient la réforme

Site du Nouvelliste, le 8 août 2017

VOTATIONS – Rassemblée en assemblée générale, Solidarité Femmes a pris position sur la réforme de Prévoyance Vieillesse 2020. À la quasi-unanimité des membres présents, elle se prononce en faveur d’un relèvement de la TVA ainsi que du paquet de mesures proposées dans les 1er et 2ème piliers.

Selon l’association, la réforme est consensuelle et équilibrée. En effet, elle permet de maintenir le niveau des rentes et la problématique baisse de 0.8% du taux de conversion d’ici à 2022 sera compensée de plusieurs manières.

D’un côté, par le supplément de 70 francs dans l’AVS ; de l’autre, par l’abaissement et la flexibilisation de la déduction de coordination LPP ; et, finalement, par la flexibilisation de l’âge d’entrée à la retraite. Ce sont principalement ces deux dernières mesures qui trouvent grâce aux yeux de l’association.

La première offre un avantage aux bas revenus et aux personnes travaillant à temps partiel – principalement des femmes – et la seconde permet à celles qui souhaiteront arrêter de travailler à 64 ans de continuer à le faire, sans perte financière par rapport au système actuel.  Ainsi, malgré le relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans – une pilule qui reste toutefois encore difficile à avaler pour certaines – elles seront globalement avantagées par la réforme.

Audrey Michelet

Le Nouvelliste

Communiqué de presse concernant l’élection de deux juges cantonaux

La femme toujours perdante !

Solidarité Femmes est déçue du vote du Grand-Conseil lors de l’élection de deux juges cantonaux.

Le parlement a écarté la femme de l’élection au tribunal cantonal. Il n’a pas jugé grave de descendre de 18% à 9%   la représentation féminine au TC. Même les très grandes qualités de Madame Camille Rey-Mermet et l’excellent résultat obtenu lors de l’entretien devant la COJU n’ont pas pu faire changer les choses : les femmes sont toujours mal menées quand des postes intéressants sont en jeu.

Les quotas de langues, de régions, de partis sont toujours mis en avant pour revendiquer les places vacantes. Seul le quota femme n’est jamais appliqué et considéré comme dévalorisant. Cela est inacceptable pour les femmes, inacceptable pour notre société toute entière et encore plus inacceptable pour le parlement qui devrait être garant d’une juste représentation des femmes et qui a préféré l’appartenance politique aux qualités professionnelles.

La juste représentation des femmes aux postes judiciaires, politiques et dans les administrations reste encore une lutte d’actualité pour Solidarité Femmes.

Pour le comité de Solidarité Femmes, Marcelle Monnet Terrettaz

Invitation à un débat sur l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée »

Nous votons le 9 février sur l’initiative populaire qui veut priver les femmes de la prise en charge par l’assurance maladie de base (LAMal) des interruptions volontaires de grossesse :

« Financer l’avortement est une affaire privée – alléger l’assurance maladie en radiant les coûts de l’interruption de grossesse de l’assurance de base »

En avançant un prétexte financier fallacieux – l’avortement ne concerne que 0.03 % des coûts à charge de la LAMal – l’initiative s’attaque de façon détournée au régime des délais, approuvé par 72% de la population suisse en 2002.  Solidarité femmes, avec les Femmes PLR FDP et d’autres, s’est associée à la « Coalition libre de femmes valaisannes » pour combattre cette initiative. Afin de faire connaître nos arguments, nous organisons un débat contradictoire sur le sujet :

Jeudi, le 16 janvier 2014 à 19h30 – Aula FXB, Rte du Rawyl 47 à Sion

  • modératrice : Judith Mayencourt, cheffe de la rubrique suisse du 24 Heures et de la Tribune de Genève,
  • opposants :    Philip Jaffé, psychologue, directeur de l’institut universitaire Kurt Bösch, et Léonard Bender, avocat au barreau valaisan,
  • partisan-e-s:   Anne Dehaudt, présidente de l’association « Oui à la vie », et Grégory Logean, député UDC au Grand Conseil.

Nous espérons vous retrouver nombreuses et nombreux le 16 janvier. 

FlyerArgumentaire_coalition_libreCommuniqué de presse

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Nouveau droit du nom de famille expliqué

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