Archives d’Auteur: Betchov Gabioud

Site en cours de mise à jour

Le site de Solidarité Femmes est en cours de mise à jour. Dans un premier temps, la partie historique est complétée en reprenant dans les archives les documents les plus pertinents, de manière à donner du mouvement une image plus complète depuis sa fondation en 1995.

C’est la raison pour laquelle les personnes qui se sont inscrites sur le site reçoivent un e-mail chaque fois qu’un article nouveau y est inséré, même si l’information date beaucoup.

Vous pouvez ignorer ces messages ou les lire, c’est votre choix.

Je vous souhaite éventuellement bonne lecture, et en tout cas bonne année !

Bernard Gabioud,
époux de Denyse

Élection à la constituante

Lors de l’élection à la Constituante valaisanne, 43 femmes ont été élues, ce qui représente le 33% des constituants.

Le Grand-Conseil compte quant à lui 19% au niveau de la députation et quelques points de plus au niveau de la suppléance.

L’augmentation est significative et Solidarité Femmes s’en réjouit, même si ce taux est légèrement en-dessous de nos attentes. Nous tenons à remercier ici les partis et groupements politiques qui ont décidé d’ouvrir largement leurs listes aux candidatures féminines.

Pour le communiqué en entier : Élection à la Constituante

Assemblée générale 2018

Lors de notre AG le 11 octobre dernier, nous avons élu nos 2 nouvelles co-présidentes, Sarah Constantin et Chantal Voeffray Barras On a aussi écouté les 52 candidates présentes à la Constituante se présenter ainsi que Caroline Dayer sur les obstacles et les leviers à l’élection des femmes.

Nos nouvelles co-présidentes
Discours de l’ancienne présidente, Marcelle Monnet-Terretaz
L’invitation à l’assemblée générale

Le harcèlement sexuel est inacceptable

De leur propre initiative, des femmes parlementaires ont récemment fait état aux journaux Le Nouvelliste et Le Temps de graves actes de harcèlement sexuel qu’elles ont subis. Ces témoignages sont sans ambiguïté.

Solidarité Femmes apporte son soutien à toutes les femmes ayant le courage et la capacité de s’exprimer. Notre association se montre solidaire avec leurs témoignages et regrette aussi que la question de leur anonymat fasse débat. La difficulté pour les femmes à témoigner à visage découvert et à s’exposer publiquement est réelle, car le risque de se retrouver à leur tour attaquées et discréditées est grand. Cela constitue une double peine pour les victimes (de surcroît, les condamnations pénales restent rares : par exemple, environ 80% des décisions de justice liées aux cas de harcèlement sexuel sur le lieu de travail n’ont pas d’issue favorable pour la personne salariée, faute de preuves ou de témoins). Solidarité Femmes salue ainsi le geste et le courage de Madame Céline Amaudruz et condamne fermement l’attitude de la direction nationale de son parti.

Le harcèlement sexuel est inacceptable. Des paroles, des actes ou des gestes à connotation sexuelle non désirés, provoquant l’inconfort ou la crainte et menaçant le bien-être de la personne visée sont aussi punissables par la loi. Le harcèlement sexuel est ainsi beaucoup plus répandu qu’on ne le pense (un sondage de la Ville de Lausanne réalisé en 2016 a montré que 72% des femmes âgées de 16 à 25 ans interrogées avaient rapporté avoir été confrontées à au moins un épisode de harcèlement de rue lors des 12 derniers mois. Parmi ces victimes, 63% ont dit avoir été insultées et 32% ont dit avoir subi des attouchements).

Solidarité Femmes déplore le fait que la culture sexiste soit encore en cours dans notre société, culture qui conduit à une banalisation, voire une négation du problème du harcèlement. La médiatisation des événements survenus récemment en Valais, en Suisse ou à l’étranger, doit alors permettre de montrer aux femmes l’importance de sortir de leur silence, de réagir et de dénoncer, même anonymement. L’enjeu est de provoquer une prise de conscience afin de reconnaître la complaisance de la société face au harcèlement sexuel et à la discrimination subie par les femmes, cette complaisance contribuant à la propagation du phénomène.

Lors de harcèlement sexuel, ce n’est pas l’intention de l’auteur qui compte, mais le malaise ressenti par la personne qui se plaint. Le problème ne pourra alors être résolu qu’à long terme, dans un dialogue continuel entre hommes et femmes. En permettant aux femmes de dénoncer et de témoigner sans crainte et aux hommes de s’exprimer. Cela passe aussi par un changement de mentalité qui doit être initié dès le plus jeune âge. Apprendre à nos garçons à respecter nos filles, et à nos filles à respecter leur corps. Cela est d’autant plus crucial à l’heure de l’importance prise par les réseaux sociaux dans la vie quotidienne.

Sion, le 17 décembre 2017

Prévoyance Vieillesse 2020 : Solidarité Femmes dit deux fois « OUI »

Communiqué de presse

Sion, le 30 août 2017

Mardi soir 29 août à Sierre, l’assemblée de Solidarité Femmes a assisté à un débat contradictoire entre deux membres : Annick Clerc Bérod et Nadine Reichen.

Le débat fut vif, mais à une large majorité, le double « Oui » l’a emporté. Plusieurs arguments ont été évoqués – notamment la problématique des femmes qui travaillent le plus souvent à temps partiel et avec des interruptions de carrière, ainsi que le travail non rémunéré des femmes qui s’occupent d’enfants et petits enfants, ainsi que de leurs parents âgés. Pour Mme Reichen, le financement des retraites n’est pas garanti, et il aurait mieux fallu faire cotiser la LPP dès le premier franc de salaire.

Des réticences demeurent, car il s’agit de rehausser l’âge de la retraite des femmes à 65 ans, tandis que des inégalités salariales de l’ordre de 20% perdurent sur le marché du travail. Cette discrimination va continuer de péjorer les rentes des futures retraitées si aucune solution n’est proposée.

Mais, selon notre présidente Marcelle Monnet-Terrettaz, d’autres aspects de la réforme sont positifs : la flexibilisation de la retraite (entre 62 et 70 ans), l’augmentation de 70 Fr par mois des nouvelles rentes AVS, qui soulagera surtout les personnes à bas revenu (dont beaucoup de femmes), et l’accès facilité au deuxième pilier en abaissant le salaire minimum requis pour pouvoir cotiser à la LPP.

Cette réforme permettra à bon nombre de femmes à bas revenus à prendre une retraite dans de meilleures conditions qu’aujourd’hui. Et certaines pourront prendre la retraite à 64 ans aux mêmes conditions grâce aux mesures de compensation.

Deux membres fondatrices de l’association n’étaient pas présentes à l’assemblée mais elles ont fait part de leurs positions sur le sujet :

Esther Waeber-Kalbermatten, Conseillère d’Etat : « Je vote 2 fois OUI afin d’assurer les rentes» (« Ich stimme 2mal JA um die Renten zu sichern »)

Viola Amherd, Conseillère nationale : « 2 x Ja zur Sicherung unseres wichtigsten Sozialwerks » (« Deux fois OUI pour sécuriser notre plus importante assurance sociale »)   

Esther                                      Viola Amherd,

La majorité des membres de l’association leur donnent raison, et voteront deux fois « OUI » le 24 septembre.

Lors de cette même assemblée, le comité de Solidarité Femmes a été renforcé par l’élection d’une nouvelle membre, Cathrine Mathey, consultante en ressources humaines à Sion.

PV 2020 Comité SFLe comité de Solidarité Femmes (de g. à d.) : Chantal Voeffray-Barras, Annick Clerc Bérod, Marcelle Monnet-Terrettaz, Cathrine Mathey, Maryline Morard et Denyse Betchov.