Colloque Violence domestique et santé

Aujourd’hui a eu lieu à Martigny un colloque très intéressant sur Violence domestique et santé organisé par le Secrétariat à l’Egalité et à la Famille.

Monsieur Maurice Tornay, chef du département des Finances, des Institutions et de la Santé du Valais a accueilli les participant-e-s au colloque. Il nous a parlé de l’importance des racines (« t’es le fils à qui? »), du fait que la violence est d’abord considérée comme une affaire privée, mais qu’il faut prendre conscience de ce phénomène, faire de la recherche à ce sujet, et en faire encore plus.

Quelques chiffres en vrac : une étude de l’OFS de 2006 dit que 46% des tentatives de suicide ou d’homicides ont eu lieu dans la famille, cela fait 1000 personnes en valais; une étude de 1998 montre que le coût des violences domestiques s’élève à 410 millions par année, incluant la justice, la police, le médical et l’aide sociale. Sans compter le coût des arrêts de travail.

Un avant projet de loi en cours d’élaboration en Valais : renforcement de la prévention, coordination et travail en réseau, soutien et professionnalisation de l’accueil sécurisé, protection des enfants, mesures socio-thérapeutiques pour les auteurs, tenue d’un registre des événements.

Une citation de Nelson Mendela: « La violence n’est pas une fatalité. »

Les intervenant-e-s, des spécialistes de la violence domestique dans les domaines de la médecine légale, psychiatrie, psychologie sociale, gynécologie, prévention de la violence, nous ont exposé les différentes facettes de la thématique de la violence domestique faite aux femmes, de la détection au constat corporel. Tout un monde terrifiant qu’on a de la peine à imaginer. Et pourtant, une femme chaque 15 jours est tuée par son partenaire. La Suisse n’est pas épargnée puisque la violence domestique est la première cause de décès et d’invalidité, avant le cancer et les accidents. Comme l’a dit Patrizia Romito, Professeur de psychologie sociale à l’Université de Trieste, la violence envers les femmes est ancrée dans un système de domination, elle résiste au changement car des stratégies d’occultation ont été mises en place.

Je pense qu’il est temps d’arrêter de se voiler la face et de mettre tout en oeuvre pour juguler ce phénomène, par la mise à disposition de structures d’accueil et de protection des femmes, la formation des professionnel-le-s de la santé et de la sécurité, l’éducation des enfants et des adolescents, car il est inacceptable qu’en 2012 des femmes meurent de la main de leur compagnon.

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