Assemblée Générale 2001

L’assemblée Générale de Solidarité Femmes s’est tenue le 17 mai. Deux exposés y ont été présentés :

  • Cilette Cretton : la situation des femmes, de 1971 à 2001. Qu’avons-nous accompli ? Quels objectifs pour le Valais de demain ?
  • Marianne Bruchez, invitée : pourquoi la Gay Pride à Sion ? La coordinatrice du mouvement homosexuel donne un rappel de l’historique de la manifestation.

Extraits de la présentation de Cilette :

Cilette dresse un historique des 30 dernières années d’actions en faveur de la femme.

  • 1970 : les femmes obtiennent le droit de vote au niveau cantonal, et en 1971, au niveau fédéral. Gabrielle Nanchen est la première femme valaisanne élue au Conseil National.
  • 1973 : Cilette Cretton et 6 autres élues entrent au Grand Conseil.
  • 1977 : à l’élection au Conseil d’État, Gabrielle Nanchen fait plus de voix que le candidat radical Arthur Bender, mais ne peut pas être élue car il ne peut y avoir qu’un élu par district.

Depuis, les différentes élections montrent une stagnation au niveau du nombre des élues. Nous sommes loin des résultats suédois ou islandais où l’égalité hommes-femmes est plus rigoureusement respectée.

Cilette nous rappelle l’introduction de la « pilule », mais que pour l’obtenir il était nécessaire de franchir la frontière cantonale. Certains médecins valaisans prescrivaient la pilule uniquement aux femmes mariées et mères de 2 enfants au moins !

En 1970, être féministe était un sentiment plus fort qu’aujourd’hui. Ainsi, des groupes de femmes se retrouvaient à Sion, à Sierre, et constituaient un réseau. Certaines de ces femmes sont allées au parti socialiste.  Le droit de vote obtenu, ces groupes ont progressivement disparu. L’enchantement a été de courte durée :

  • au sein du PDC, un groupe femme s’est constitué, porteur de propositions qui n’ont pas été prises en compte par le parti.
  • au PS, des quotas ont été définis qui ont permis l’arrivée de plus d’élues. Aujourd’hui, le parti socialiste fait face à un conflit de loyauté.
  • au PRD, Cilette Cretton, vice-présidente, propose une place pour les femmes. Dès 1972, dans le comité directeur, 2 places leur ont été données, puis retirées depuis plusieurs années.

« Il faut reconnaître que la promotion de la femme n’a pas été le jeu de grandes actions dans les partis. »

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