Assemblée générale du 17 juin 1997

Rapport de la présidente

Denyse Betchov, notre présidente, rappelle qu’il ne suffit pas de légiférer pour réaliser l’égalité. Les femmes doivent construire leur avenir et non pas le subir. Après un rappel des nombreuses actions entreprises depuis avril 1996 en faveur des femmes, lors des préparations aux diverses élections par exemple, un large débat s’est engagé dans la salle.

Constitution du comité

Solidarité Femmes prend acte avec regret de la démission de Monique Paccolat. Elle est remplacée, par acclamation, par Anne-Marie Premand.

Retour sur les élections

Pour Cilette Cretton, nous avons passé par différentes péripéties au moment de la période électorale. Il n’y avait pas de réflexion antérieure. Nous risquons de retrouver le même problème. Il faut admettre que nous avons des loyautés politiques que nous pouvons difficilement renier. Il est urgent de nous préoccuper de cet état de fait.

Valérie Kelly-Vouilloz, du Bureau de l’Egalité, en collaboration avec Barbara Guntern, a présenté les statistiques relatives aux dernières élections.

La progression relative du nombre d’élues est plus sensible dans le Haut que dans le Bas-Valais, un tiers des communes de ce canton n’ont aucune représentation féminine au sein de leur conseil communal. Au niveau des parlements cantonaux, le Valais occupe la 20ème position quant à la représentation féminine. En dépit du nombre important de sièges à repourvoir, le pourcentage de candidatures féminines n’a été que de 14 %. C’était pourtant l’occasion pour les partis de présenter plus de femmes. Malgré des changements perceptibles, nous restons très éloignées d’une représentation équitable. Il y a ébauche d’un changement, mais les partis doivent mieux soutenir les candidatures féminines et donner aux femmes des postes à responsabilité.

Conférence de Michel Clavien

Pour Monsieur Clavien, délégué à l’information de l’Etat du Valais, les revendications féminines sont valables. Les femmes sont actuellement sous-représentées au sein de l’administration. Il y a deux classes dans notre société. Ceux qui savent et ceux qui ignorent et subissent. Pour l’exercice optimal de nos droits démocratiques, il est vital de savoir comment agir.

Comment faire évoluer les choses ? Par la communication interne, c’est-à-dire se tenir au courant de ce qui se passe chez nous et à l’extérieur. Obtenir un maximum de renseignements, aussi bien politiques, qu’économiques et administratifs. Echanger ces informations sous forme de réunions conviviales. Apprendre à utiliser tous les canaux d’information existants.

  1. Bureau de l’égalité. Source d’informations intéressantes. Contact avec les événements sur le plan Suisse et européen.
  2. Echanges avec des femmes du milieu politique, économique, touristique, artistique, administratif.
  3. Médias. Savoir distinguer les propos de propagande de la véritable information.
  4. La formation est la clef du succès. On s’aperçoit qu’ailleurs où les femmes ont été formées de façon sérieuse, ces femmes sont élues. Il y a des murs d’incompréhension à franchir. Le partenariat est la solution la plus efficace. L’harmonie est la meilleure voie.

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